Les élèves du collège de la Souffel sont allés visiter le camp de concentration du Struthof près de Schirmeck à la fin du mois d’avril 2010. Le but de la visite était simple : comprendre les fonctionnements d’un lieu qui visait à déshumaniser les ennemis du Reich pendant la seconde guerre mondiale. Ce furent des journées ensoleillées chargées d’émotion où les élèves ont eu un comportement exemplaire : soucieux et curieux de savoir comment de telles choses ont pu avoir lieu. Nous tenions à remercier tous les collègues qui ont accompagné les élèves durant ces deux sorties.


« Le moment de la visite qui m’a le plus marqué est quand je me suis imaginée à la place des prisonniers. Premièrement, nous y sommes allés en avril et j’avais froid…Alors vivre là – bas en permanence ! Deuxièmement, la faim omniprésente pour les prisonniers : ils mangeaient peu et devaient des travaux de titans sans aucun repos. Troisièmement ils pouvaient mourir à tout moment des pries façons qui existent : fusillés, battus, pendus, malades, Aussi ils étaient séparés de leurs familles et n’avaient rien à eux. Ces personnes ont beaucoup souffert et je trouve cela choquant que des hommes aient pu infliger de telles souffrances à d’autres hommes ».
« Le moment qui m’a le plus marqué, c’est quand nous sommes entrés dans l’ancienne chambre à gaz. A cet instant, je ne pouvais pas m’imaginer les choses qui s’y étaient déroulées pendant la guerre, toutes les horreurs et tous ces gens qui ont péri presque dans l’anonymat. Personnellement, j’ai eu une sensation bizarre, un mélange de tristesse et d’incompréhension. Je pense que c’est important pour les jeunes de savoir ce qui s’est réellement passé dans les camps de concentration nazie car la France a également collaboré avec l’Allemagne d’Hitler, notamment pour l’arrestation des Juifs. De même, les horreurs commises au Struthof ne doivent pas rester dans l’oubli. Je pense qu’il faut marquer les esprits des jeunes pour que, plus tard, on ne reproduise pas les erreurs commises pendant la seconde guerre mondiale ».
« L’aspect de la visite qui m’a le plus marqué a été la visite des chambres à gaz. C’était le moment le plus émouvant de la journée. Je me suis imaginé toutes les personnes innocentes qui ont péri dans cette petite pièce en endurant d’atroces souffrances physiques. Cela fait beaucoup réfléchir qu’une telle cruauté soit possible !! Cela paraît invraisemblable mais c’est bien la réalité ».
« Dans un premier temps, ce qui m’a le plus marqué, ce sont les bacs en faïence près de la chambre à gaz dont on ne sait pas à quoi ils servaient….Et on peut imaginer le pire. Dans un deuxième temps, je ressentais un certain malaise au retour dans le bus car j’avais emprunté des sentiers où des centaines avaient marché en sachant qu’ils allaient mourir ».
« Il y a toute la visite qui m’a marquée parce qu’il y avait beaucoup de choses que je ne connaissais pas comme la villa de la Kommandantur avec la piscine, le chevalet de bastonnade, les expériences médicales faites sur des prisonniers. Le fait de voir en vrai un camp de concentration, ce n’est pas pareil que de lire un livre à ce sujet, c’est plus réel et direct ».
« Un moment de la visite qui m’a particulièrement marqué est la visite de la prison. En effet, en plus de toutes les horreurs qu’il m’a été donné d’entendre sur les conditions de vie et de détention, qui plus est, je me suis retrouvé avec deux compères de taille équivalente dans une cellule réservée aux condamnés à la pendaison pour des actes jugés répréhensibles. J’étais bien plus qu’étriqué : on avait tout juste la place pour s’accroupir. La hauteur de la cellule était d’environ 1 mètre 10. Une porte en bois était verrouillée d’un loquet de métal et seule une grille laissait passer un tout petit peu d’air, mais peut – être pas suffisamment pour survivre 3 à 42 jours. Il s’agit bien là de la peine d’enfermement encourue par un déporté. Pour être honnête, il m’a été difficile de tenir 5 minutes dedans, donc je n’ose imaginer les souffrances d’un séjour prolongé dans une telle pièce. Il est capital de ne jamais oublier toutes ces personnes ordinaires qui ont subi des violences extraordinaires. Car, dès que l’on oublie le nom d’un homme, celui – ci est définitivement mort. Le but des nazis était de détruire les personnes emprisonnées dans les camps de concentration. Ensuite, il est important de connaître ce qui s’est passé au Struthof pour tirer des leçons de nos erreurs passées pour aller de l’avant et faire en sorte que tout cela ne se reproduise jamais. Pour cela, il faut préserver les preuves pour que personne ne puisse les nier. La barbarie nazie, que nous considérons justement comme le paroxysme de l’horreur sur cette planète, doit toujours servir de limite à ne jamais plus atteindre. Nous avons le devoir de tout faire pour aider un peuple, de prôner l’union, le respect, l’égalité et l’appliquer ».
Collège de la Souffel 4 rue de Griesheim BP5 67370 Pfulgriesheim - Tél: 03 88 20 44 66
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Dernière mise à jour : vendredi 3 septembre 2010